L’HISTOIRE DE JESSICA


Par Nancy, la mère de Jessica

Jessica a vécu chez nous jusqu’à ce qu’elle atteigne ses 18 ans, elle a alors obtenu une place dans un foyer de groupe à Kitchener. Au début, le placement dans ce foyer de groupe s’est bien passé, mais au bout d’un an, divers comportements ont commencé à se produire, par exemple, mordre et se laisser tomber par terre. Le foyer n’était pas en mesure de répondre aux comportements problématiques de Jessica, une admission à l’hôpital de London s’est donc avérée nécessaire pour essayer de les enrayer.

Lorsque Jess est retournée au foyer de groupe à Kitchener, le traitement semblait avoir réussi, mais peu de temps après, le comportement problématique est réapparu avec une intensité accrue. Finalement, Jess a été admise à l’aile psychiatrique d’un hôpital de Kitchener pendant 270 jours. L’hôpital n’était pas bien adapté pour s’occuper des besoins particuliers de Jess – elle n’avait qu’un matelas sur le sol et une interaction minime avec le personnel. Cela nous fendait le cœur, c’était déchirant et nous ne savions pas à qui nous adresser.
Un jour, j’ai reçu un appel des Services spécialisés du Centre-Ouest pour les personnes ayant une déficience intellectuelle (SSCOPDI). On nous offrait la possibilité d’inscrire Jess à un programme de courte durée en résidence à Oakville. Après plusieurs entrevues et visites à l’hôpital, Jess a été acceptée dans le programme et transportée par ambulance à Oakville. À l’arrivée de Jess, le personnel était aux prises avec une jeune femme qui avait de graves difficultés de comportement, un comportement d’automutilation et des problèmes de santé mentale. Le personnel a mis en place des plans de traitement, y compris des programmes de soutien au comportement. Or, c’est là que tout a commencé…
Les comportements d’automutilation, par exemple se laisser tomber au sol, cracher, mordre, se dépouiller de ses vêtements, refuser de se doucher et prendre de mauvaises habitudes de sommeil, tout a continué après la transition de Jessica au programme de traitement en résidence. Au départ, les progrès étaient très lents, mais le personnel est resté constant et persistant. Au fil du temps, Jess s’est rendu compte que le personnel avait des attentes et qu’elle devait travailler dur pour y répondre. Elle l’a fait et ses efforts ont été récompensés, car elle était prête à partir au bout de six mois. Au cours de la réunion de sortie, des vidéos ont été présentées montrant les progrès de Jess depuis son admission. Bien que les vidéos de l’admission m’aient brisé le cœur, celles de la sortie ont pansé mes blessures. J’ai pu exprimer ma reconnaissance envers les membres du personnel pour les soins, la compassion et le dévouement sincère dont ils ont fait preuve.

Pendant le séjour de Jess en résidence, le SSCOPDI a établi un nouveau foyer – Tribecca – et Jess a réussi à y obtenir une place. Le personnel sélectionné pour travailler au foyer Tribecca n’aurait pas pu être mieux adapté à ma fille. Lorsque Jess a emménagé dans le foyer, elle avait encore des comportements indésirables et des défis à surmonter, mais le personnel a continué d’être constant dans sa façon de s’occuper de ses comportements. Au fil du temps, Jess a développé des liens affectifs avec le personnel et de l’attachement pour toute une vie. Elle adore les membres du personnel et elle est prête à relever à peu près tous les défis qu’ils lui présentent. Elle montre encore certains comportements, mais ils sont rares et de courte durée.

À l’heure actuelle, Jess va faire l’épicerie, elle effectue la livraison à domicile de l’hebdomadaire Oakville Beaver et vit de belles aventures avec le personnel, par exemple, des voyages en train jusqu’à Toronto ou une excursion aux chutes du Niagara avec ses colocataires. Elle a même appris à se déplacer en autobus. Le personnel continue d’introduire de nouvelles possibilités et de nouveaux défis pour Jessica. Les habitants du quartier connaissent bien cette belle rouquine enthousiaste qui livre leur journal avec un grand sourire.

Il n’y a pas un jour qui passe sans que je sois reconnaissante envers le personnel, que ce soit en l’exprimant directement ou en sachant moi-même que le personnel tient une place importante dans la vie de ma fille. Le personnel a aidé ma fille à devenir la personne qu’elle est, et bien plus encore. Je ne peux probablement pas remercier assez le personnel qui travaille avec Jess tous les jours. Ce fut un long combat pour Jess, pour le personnel et pour notre famille, mais sans l’encadrement, la compassion et les soins du personnel, nous ne serions pas où nous en sommes aujourd’hui.

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Il n’y a pas un jour qui passe sans que je sois reconnaissante envers le personnel, que ce soit en l’exprimant directement ou en sachant moi-même que le personnel tient une place importante dans la vie de ma fille.